J'ai lu récemment Septentrion, de Calaferte. Vous allez me dire - pour ceux qui connaissent cet auteur -, il est curieux ce garçon de vouloir se rassurer avec Calaferte.
Certes.
Bon.
Un peu, quand, même.
Si.
Je trouve.
D'abord cet auteur a un style phénoménal tout en étant de "basse" extraction. Et c'est bien moi qui met les guillemets, ce n'est pas la politesse.
Ce roman est l'itinéraire scabreux, déconfi, hasardeux d'un écrivain en devenir. Ce texte peut paraitre long, tant les "pas" - vous savez ce truc simple, pour avancer avec les pieds - sont rares, et le sentiment de se perdre.. permanent.
Mais ce roman permet de prendre conscience que si l'écriture est une prétention, elle ne l'est que vis à vis de soi.
L'autre n'y peut rien; le soi finalement pas grand chose. Et la prétention en vient à se mépriser elle-même.








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