Combien de pages avant de tomber?  posté le mercredi 26 septembre 2007 13:23

Il y a des jours difficiles, et parfois ils prennent la file l'un derrière l'autre, jaloux de tout autre horizon. Il y a le confort, d'une part, et il y a le bonheur. Ne voyez pas ici une critique mesquine et indirecte de ceux qui n'ont rien et donneraient tout pour un peu de ce confort. Mais clairement, le confort, même en en prenant une définition large (un chez soi joli et confortable, un boulot, une vie sociale...), ne suffit pas.

Combien de jours passeront, à écrire la nuit avec le reliquat d'énergie qui me reste après... tout le reste ? Combien de pages vont se noircir de bonheurs virtuels pendant que mon cerveau s'obscurcit de ne pas avancer ?

Combien la poste transportera de colis enveloppant mes fidèles manuscrits, combien de camions poubelles les ramasseront sur le paillasson des éditeurs ?

Je ne méprise pas les vies "normales", mais je suis auteur. Et peu à peu, l'auteur se fait grignoter. Ces derniers jours, j'ai l'impression d'arriver en phase terminale d'une évolution: au fond de mon corps, je crois que l'auteur commence à se cabrer méchamment. J'ai les jambes lourdes, plus aucune énergie, pas envie de me lever, pas envie de quoi que ce soit, pas faim, plus d'ambition professionnelle. L'auteur fait un croc-en-jambes à l'homme normal. C'est de bonne guerre, il ne lui reste que ça, il faut dire. L'homme normal a pour lui de ramener des sous à la maison, d'avoir des bons copains pour papoter. Et pourtant l'homme normal qui revient du travail reçoit dans son courrier les manuscrits refusés de l'auteur, ce qui lui pète le moral comme je ne saurais plus le décrire. L'homme normal voudrait consacrer plus de temps à sa famille, à ses amis, et parfois même à se reposer.

J'en n'attends plus de réponse d'éditeur pour mon premier roman (de toute façon, il faudrait que je le réécrive). J'attends encore 4 réponses pour mon second. Et 3 pour une petite nouvelle bien mignonne écrite cet été.

Je me jette sur la boite aux lettres tous les jours... et rien.

L'homme normal a encore accordé un sursis à l'auteur. C'est un frère, il a toujours envie de lui faire confiance même si jamais il n'a semblé être à la hauteur des réussites prétendues. L'homme normal n'a pas dit de combien de temps est ce sursis.

Peut-être qu'il ira mieux dans quelques jours et qu'il repartira pour un tour. Peut-être que non.

Qui tombera le premier ?

Séance de yoga bienvenue ce soir...

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Pourquoi La Poste DOIT sponsoriser la publication de mon premier roman  posté le mercredi 26 septembre 2007 13:19

Faisons un petit calcul. Il parait qu'il existe en France plus de 1 millions de personnes qui écrivent. Alors, parmi ceux là, il y a les journaux intimes, les poèmes adolescents, les défouloirs imprévisibles, les essais divers, et puis disons ne serait-ce que quelques dizaines de milliers d'apprentis écrivains comme moi. Allez, disons 100.000. C'est énorme.
 
Comptons que chacun écrit 1 objet littéraire tous les 2 ans, et prenons cette valeur comme moyenne. Il existe en France quelque chose comme une trentaine d'éditeurs ayant des réseaux de distribution un tant soit peu développés. Comptez 8 euros le recommandé. Faisons le calcul: 100.000*30*8/2= 12 millions d'euros.
 
Voilà un calcul qui ne mène à rien si ce n'est à une question supplémentaire: la Poste ne vit elle pas plus des jeunes auteurs que les éditeurs ? Et tiens, une autre: ne pourrais-je pas, à ce titre, demander à la poste de sponsoriser l'édition de mon premier roman ? Allez, je leur envoie une demande... par courrier... recommandé, avec accusé de réception.

 

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Lulu.com, imprimermonlivre.com, manuscrit.com...  posté le jeudi 12 juillet 2007 22:42

Quelqu'un a t-il une expérience de ce type de services en ligne? Bizarrement, l'offre se développe mais je n'ai vu nul part d'avis d'utilisateurs...

Je suis preneur d'échange sur le sujet avant de me lancer moi-même !

Rapport qualité-prix, qualité de réalisation, réalité de la promotion qu'ils prétendent assurer au-delà... et entre autres par rapport à un imprimeur classique ?

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Où s'était-il perdu celui-là ?  posté le mercredi 27 juin 2007 00:26

Mon premier roman a été envoyé pour la première fois à des éditeurs il y a euh... 3 ans je crois. Bon, refus, tout ça.

Je l'avais un peu enterré, celui là: besoin de passer à autre chose. Et voilà qu'hier je retrouve à mon courrier une enveloppe non timbrée, à mon nom... où se trouve mon roman ! Sans aucun message à l'intérieur; aucune idée d'où il peut me revenir....

Où s'était-il perdu celui-là ?

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Restons en route  posté le mardi 26 juin 2007 23:07

Dans l'élan du premier petit succès décrit dans ma note précédente, j'ai prévu d'autres participations à des concours (notamment Pandora, c'est fait, verdict en juillet).

Je suis preneur de vos commentaires sur ce type de concours, si vous en avez également une expérience comme auteur, lecteur, organisateur, professionnel de l'édition, etc.

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